L'histoire des bateaux Vindö

L'industrie navale a toujours eu une grande importance dans l'île d'Orust depuis le seizième siècle.  En 1832 on a accordé la pleine liberté du commerce maritime ce qui a entraîné à une forte augmentation du nombres des navires dans la province de Bohuslän.  Grâce à la demande croissante des navires de fret, le dix-neuvième siècle est devenue une période faste pour les Chantiers navals d’Orust.

 

Vers la fin du dix-neuvième siècle plusieurs changements se sont produits dans les industries du transport maritime et de la pêche qui ont eu d'énormes conséquences sur la construction navale.  Au milieu du dix-neuvième siècle les bateau de pêche à voile en Angleterre ont été remplacés par des bateau à vapeur à coque en fer.  Un grand nombre de ces cutters anglais ont été achetés très à bon marché et amenés dans la province de Bohuslän à partie de 1880 et dans les décennies suivantes.  Le prix de ces cutters anglais était bien inférieur au prix d'un bateau construit dans un chantier suédois.  En outre l'expansion du réseau ferroviaire suédois a fait fortement chuté le fret maritime. En conséquences la construction des grands navires a cessé dans les chantiers de Orust.  Les chantier ont dû se reconvertir ou bien fermer.

 

En 1918 Carl Andersson qui était né dans une famille où depuis au moins deux générations on était constructeurs de bateau, de pêche.

Il est revenu à Orust après avoir était à Stockholm constructeur de bateau et professeur de navigation pendant ces soirées pour le Club Royal Suédois de Navigation.  Le club à pour objectif de développer l’enseignant de la navigation et des métiers de la mer aux jeunes, car il prévoit une forte demande dans la voile plaisance.

 

Il a créé sa société, chantier de Nötesunds, en 1926, et a construit son premier bateau. Il construisait principalement des bateaux de travail. C’est le premier qui, sur l’île d’Orust, a construit des embarcations de plaisance dans son chantier de Svineviken. En naviguant pour aller voir sa fiancée il est passé par l'île de Vindön et a décidé que cela devait l’endroit parfait pour créer un chantier naval.  Quelques ans après il a acheté un terrain et déplacé son chantier. Dans les années70 - 80 il a pris le nom de Vindö d'après du nom de l'île où il était implanté.

 

Beaucoup de types de bateaux y ont été construits, voile et vedettes à moteur, mais leur principal point commun était l'engagement d'avoir la qualité la plus élevée possible. 

 

La fierté professionnelle était fortement imprégnée depuis des générations.

 

Pendant les années 30 il a été connu pour être un constructeur habile de bateaux comme les dragons, A22 et 5.5m pour régater et des "koster" suédois. La plupart des bateaux étaient des yachts mais il y avait également quelques croiseurs à moteur remarquables. Plus tard, dans les années 50 ils ont agrandi la gamme avec des bateaux traditionnels

Au début des années 60 le fils Karl-Erik Andersson, qui était ingénieur naval, a assuré la gestion du chantier. Mais Carl, ayant l’expérience, est resté à côté de la table de dessin.

 

L'amour des bateaux qu'ils ont en commun a décidé Carl, avec l’assentiment de Karl-Erik, de construire le premier voilier Vindö.  C'était le Vindö 28. 

A cette période un homme du nom de Christhoph Rassy est venu travailler sur le chantier, il y a travaillé quelques années avant de créer son propre chantier.

 

La gamme des voilier Vindö est très importante, une dizaine de modèles existent: 18, 22, 28, 30, 32, 40, 50, 65, 75 et 90. Le chiffre correspondait à la surface de voilure.

 

Vers la fin des années 60, l'utilisation du plastique a permis augmenté la production de façon explosive.  En 1976 l’année du cinquantième anniversaire, les propriétaires de Vindö sont venus de partout pour célébrer cet anniversaire.

Vers la fin des années '60 est sorti le Vindö 50 et le 22 avec une coque en plastique.

En 1971 le Vindö 40 était le dernier yacht construit en bois.

En 1973 est né le Vindö 32. Pour pouvoir proposer des unités plus grandes le chantier a importé des coques de 46 pieds d'Angleterre connu sous le nom de Bowman 46 . Le Chantier a construit des beaux yachts mais ce n'est jamais devenu un grand succès sauf le Vindö 75.

Vindö 90 est né en 1975

Carl a alors construit le Vindö 65 de 1977, 38,5 pieds, qui comme le 50 a été proposé dans diverses versions.

Au plus fort de l’activité, pendant des années 70, il y avait environ 50 employés. Carl est mort en 1979 un an avant la première faillite en 1980. A ce moment le nouveau groupe de propriétaire a essayé de moderniser la gamme sous l’égide du concepteur John Lindblom, plus tard ce dernier a rejoint Storebro, pour concevoir le Vindö 45 et 452 présenté en 1981.

Après une nouvelle faillite un nouveau propriétaire a lancé une nouvelle conception de bateaux avec une superstructure en plastique. Vindö était connu pour ses superstructure en acajou, il n'a jamais eu de succès et le chantier a arrêté la construction de bateaux. De nos jours il assure seulement les réparations et l'entretien de bateaux.

Pendant des quelques années d’autres chantiers on fait sous-traité par le chantier l’aménagement l'intérieur de leurs bateaux espérant avoir ainsi l’image et la réputation de Vindö, mais probablement à cause des mauvaises conditions économiques cela n'est jamais devenu un succès. Le savoir faire Vindö a disparu.

 

Aujourd'hui, l'île de Vindön est un centre nautique de floraison avec plusieurs chantiers navals

En 1976 Ove Rexander, un agent de maîtrise du chantier Vindö, a commencé sa propre production.  Les premiers bateaux à construire étaient Norlin 37 et Ansa 42.  Ensuite les bateaux d'Aphrodite ont été conçus par Carl Beyer.  Ils étaient bientôt célèbres pour leurs excellentes qualités de navigation et leur finition élevée.  L’entreprise avec ces 45 hommes est devenue une des industries les plus importantes sur l’île d’Orust, avec des bateaux vendus dans le monde entier. Le chantier s’appelle : Regina af Vindö

 

Aujourd'hui, Regina af Vindö construit des bateaux de plaisance pour des clients exigeants de la belle qualité

Tiré d’un article de Sven Gullman, Marstrand, Suède